Dominique Mathurin, 30 ans au service de CHOUFFE

Arrivé il y a presque trente ans à Achouffe pour accompagner les deux fondateurs dans le développement de la brasserie, Dominique Mathurin (toujours à gauche sur la photo) connait mieux que personne les rouages … et les lutins de la vallée. Il a répondu à nos questions.

Dominique, les lutins te connaissent depuis trente ans… mais tu as eu une autre vie bien différente avant d’arriver ici, n’est-ce pas ?

C’est vrai. J’ai d’abord travaillé dix ans en tant que technicien d’aviation puis instructeur à la force aérienne. J’avais fait le tour et j’ai eu envie de me lancer dans tout autre chose. À l’époque, Pierre et Christian, les deux fondateurs de la brasserie, cherchaient justement un technicien polyvalent. Le 13 mars 1989, soit sept ans après les débuts officiels de la brasserie, j’ai été engagé et l’aventure a commencé.

Quelle est ta fonction au sein de la brasserie ? A-t-elle changé au fil des ans ?

J’étais le premier employé de la brasserie. Avec les deux fondateurs, nous faisions  tout ensemble et tout nous-mêmes : la préparation, le brassage, la mise en bouteilles et en fûts, le nettoyage et l’entretien des équipements, l’accueil des clients… Je m’occupais également de tous les petits travaux de menuiserie, plomberie, chauffage. Rien n’était sous-traité, afin de limiter les dépenses au maximum. À l’époque, je m’étais amusé à répertorier les « métiers » que nous réalisions et j’étais arrivé à en comptabiliser une trentaine !

Puis, mon travail s’est de plus en plus spécialisé. Désormais, je suis responsable de l’entretien et de la maintenance de la brasserie. Deux collègues m’accompagnent dans cette fonction. Aujourd’hui, de nombreuses étapes du processus de fabrication sont automatisées, ce qui permet d’éviter davantage les accidents, d’offrir une qualité constante pour nos bières, en termes de couleur, de « pétillance », d’amertume notamment, mais également d’augmenter la production.

Ta longévité à la brasserie est digne de celle d’un lutin. Quel est ton secret ?

J’aime ce travail car il est vraiment très varié. Il me permet aussi d’être en contact avec toutes sortes de gens, que ce soit mes collègues ou des fournisseurs. Et puis une brasserie, c’est vivant : j’apprends encore de nouvelles choses chaque jour, c’est incroyable !

Question piège : LA CHOUFFE ou Mc CHOUFFE ?

Jocker ! À vrai dire, je dirais plutôt N’ice CHOUFFE. Pour les gens qui aiment les brunes, je pense qu’elle est sans aucun doute l’une des meilleures bières du monde.

Quel est ton plus beau souvenir à la brasserie ?

J’ai beaucoup de beaux souvenirs ici, notamment lors de LA GRANDE CHOUFFERIE. Il y a quelques années, j’avais découvert le « jeu d’empilement de casiers » lors d’un séjour en Suisse et j’ai donc proposé de mettre en place un concours similaire lors de notre fête annuelle. C’est devenu au fil des ans une véritable attraction. Le record actuel est de vingt-neuf… il vaut mieux ne pas avoir le vertige !

Pour finir, quelle est ta plus grande fierté professionnelle ?

Un point dont je peux être fier, c’est d’avoir été un modeste artisan de l’essor de la Brasserie d’Achouffe. C’est un peu mon bébé aussi, en quelque sorte.